| Le
grand François
François Walthéry
vit le jour un froid matin de janvier 1946 à
Argenteau. Ne cherchez pas ce patelin sur une carte
de France : contre toute attente, il est accroché
au pays de Herve !
Tombé dans le dessin
dès son plus jeune âge, François
entre aux "Studios Peyo" en 1963. Il y apprend
à parler couramment le Schtroumpf et signe -
ou collabore - à des séries qui mettent
des larmes aux yeux de ceux qui les ont pratiqués
: "Johan et Pirlouit", "Jacky et Célestin"
et "Benoît Brisefer".
En 1970, Natacha, opulente
hôtesse de l’air, impose ses formes dans
le journal Spirou. Enfin une vraie femme pour tous les
publics. Une authentique héroïne de bande
dessinée. Depuis Bécassine, on n’avait
plus fait la part belle à celles qui sont pourtant
l’avenir de l’homme. François Walthéry
remédie puissamment à ces années
de disette. Les scénarios de l’inégalé
Maurice Tilleux et le dessin souple et nerveux de Walthéry
catapulte cette série sur le podium courtisé
des hit-parades.
L'année '74 voit l’apparition
du "Vieux Bleu", des querelles de clochers
wallonnes à la sauce Cauvin croquées par
un Walthéry au sommet de son art. Citons encore
"Le P'tit' Bout d'chique" apparut en 1975,
"Rubine" pour qui le dessinateur donne le
ton graphique en 1993, "Une femme dans la peau"
réalisé en collaboration avec Bruno Di
Sano en 1994… Et voilà déjà
40 ans de carrière pour ce merveilleux fleuron
de la bande dessinée franco-belge. Oui, on dit
franco-belge, ça fait chic, mais c’est
un gars bien de chez nous et on en est fier. Oufti.
Lorsque Bruno Senny lui propose
d’illustrer Baudruche, François Walthéry
ne se fait pas prier. L’exercice le divertit de
son quotidien et le défoule par l’absence
de contraintes. Au fond, il s’offre une récréation
entre deux albums en faisant prendre vie au moustachu
et à une poignée de personnages dont,
vous vous en doutez, quelques jolies filles.
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